Clinique Vétérinaire des Vergers — Tallard (05)
Le partenaire santé de vos animaux
🐶 🐱 🐇 🐎 🦄

Alimentation du cheval : les bases du rationnement

Publié le 20 novembre 2011 — par Dr. Véronique Martin

Le cheval est un herbivore monogastrique doté d'un système digestif fragile, conçu pour ingérer de petites quantités de fourrage de manière quasi continue. Dans la nature, le cheval passe seize heures par jour à brouter. Comprendre cette physiologie est fondamental pour établir un rationnement qui respecte les besoins de l'animal tout en soutenant son activité.

Le fourrage : base incontournable

Le foin ou l'herbe de pâture doit représenter au minimum 1,5 pour cent du poids vif du cheval par jour en matière sèche, soit environ 7,5 kilogrammes de foin pour un cheval de 500 kilogrammes. Ce minimum garantit un fonctionnement digestif normal et prévient les ulcères gastriques, les coliques et les stéréotypies (tic à l'appui, tic de l'ours).

La qualité du foin est déterminante. Un foin de prairie naturelle, fauché à un stade précoce, bien séché et stocké à l'abri de l'humidité, constitue l'aliment idéal pour la plupart des chevaux. Le foin de luzerne, riche en protéines et en calcium, convient aux juments allaitantes et aux chevaux de sport mais doit être limité chez les chevaux à l'entretien en raison de sa valeur nutritive élevée.

Les concentrés : compléter sans excéder

Les concentrés — céréales, granulés, floconnés — ne sont nécessaires que lorsque le fourrage seul ne couvre pas les besoins énergétiques du cheval. Un cheval au repos ou en travail léger n'a généralement pas besoin de concentrés si le foin est de bonne qualité et distribué en quantité suffisante.

L'avoine est la céréale traditionnelle du cheval, bien tolérée sur le plan digestif. L'orge, plus énergétique, doit être aplatie ou floconnée pour améliorer sa digestibilité. Le maïs, très riche en amidon, est à utiliser avec précaution car il favorise les fermentations caecales. Les aliments composés du commerce offrent une solution pratique avec un équilibre minéral et vitaminique garanti. Pour en savoir plus, consultez hébergements acceptant les chiens.

La règle d'or est de ne jamais distribuer plus de deux kilogrammes de concentrés par repas. Au-delà, l'amidon non digéré dans l'intestin grêle arrive au gros intestin où il provoque des fermentations anarchiques, une acidose caecale et un risque de fourbure.

L'eau et les minéraux

Un cheval boit entre 20 et 60 litres d'eau par jour selon sa taille, la température ambiante et son niveau d'activité. L'eau doit être propre, tempérée en hiver et disponible en permanence. Un cheval qui ne boit pas suffisamment est prédisposé aux coliques d'impaction.

Un bloc de sel (chlorure de sodium) doit être en accès libre au box et au pré. Les besoins en sel augmentent considérablement en période de travail et de chaleur. Les pierres à lécher minéralisées complètent l'apport en oligo-éléments (zinc, cuivre, sélénium) souvent déficitaires dans les fourrages.

Le rationnement du cheval est un équilibre entre art et science. Chaque cheval est unique, et sa ration doit être adaptée à son âge, à son poids, à sa race, à son tempérament et à son activité. Nous proposons des consultations de nutrition équine pour vous aider à optimiser l'alimentation de votre cheval et prévenir les troubles liés à un déséquilibre alimentaire.

Mots-clés : cheval, alimentation, nutrition